Après avoir retrouvé du sens, puis clarifié ce qui est important pour vous, une question revient souvent :
Pourquoi, malgré cette compréhension, certaines choses restent-elles bloquées ?
Vous savez ce qui vous pèse.
Vous identifiez mieux ce qui compte.
Et pourtant… l’élan ne revient pas toujours.
Ce décalage n’est ni un manque de volonté, ni un échec personnel.
Il est souvent lié à quelque chose de plus discret : les croyances.
Les croyances : des filtres, pas des vérités
Une croyance n’est pas un fait.
C’est une idée intégrée, parfois très ancienne, qui influence votre manière de vous percevoir, de décider et d’agir.
Elles se construisent au fil du temps :
- à travers l’éducation,
- les expériences,
- les blessures,
- les adaptations nécessaires pour “tenir”.
La plupart du temps, elles agissent en arrière-plan, sans se faire remarquer.
Des phrases intérieures que l’on reconnaît souvent
Certaines croyances prennent la forme de phrases silencieuses, comme :
- « Je dois faire comme on attend de moi. »
- « Ce n’est pas raisonnable de vouloir autre chose. »
- « Je ne suis pas assez solide pour changer. »
- « Les autres y arrivent mieux que moi. »
- « Si je ralentis, je vais décevoir. »
- « Je n’ai pas le droit de prendre trop de place. »
Ces phrases ne sont pas toujours formulées clairement.
Elles se manifestent plutôt par :
- des hésitations,
- des renoncements répétés,
- une fatigue émotionnelle,
- ou cette impression de tourner en rond.
Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours
Identifier ses valeurs est une étape essentielle.
Mais une croyance peut continuer à freiner, même quand la direction est claire.
Par exemple :
- vous savez que le respect de votre rythme est une valeur importante,
mais une croyance comme « je dois tenir » vous empêche de ralentir ; - vous aspirez à plus d’authenticité,
mais « je risque de déranger » vous retient ; - vous sentez qu’un changement est nécessaire,
mais « je ne suis pas légitime » coupe l’élan avant même le premier pas.
Ce n’est pas un manque de cohérence.
C’est un conflit intérieur.
Avoir des croyances ne signifie pas qu’elles sont vraies
C’est un point essentiel.
Avoir une croyance ne veut pas dire :
- qu’elle vous définit,
- qu’elle est juste,
- ni qu’elle doit être combattue.
Les croyances sont souvent nées pour protéger, à un moment donné.
Elles ont aidé à s’adapter, à survivre, à faire face.
Mais ce qui protégeait hier peut devenir un frein aujourd’hui.
Observer plutôt que corriger
Il ne s’agit pas de “changer ses croyances” à tout prix.
Encore moins de se forcer à penser autrement.
La première étape est beaucoup plus douce :
👉 observer ce qui se répète.
Sans jugement.
Sans analyse excessive.
Simplement remarquer :
- ce qui revient toujours au même endroit,
- ce qui vous empêche d’incarner ce que vous ressentez juste,
- ce qui s’active quand vous vous approchez d’un changement.
Mettre de la conscience là-dessus ouvre déjà un espace.
Quand une croyance se desserre, quelque chose devient possible
Lorsque une croyance commence à être vue pour ce qu’elle est —
une construction, pas une vérité —
le corps se détend souvent avant même que la situation ne change.
Il ne s’agit pas de grands bouleversements.
Mais de micro-déplacements intérieurs.
Un peu plus de permission.
Un peu moins de pression.
Un pas possible là où il n’y en avait aucun.
Pour continuer le chemin
Certaines croyances sont profondément ancrées et méritent parfois d’être explorées à deux, dans un espace sécurisé et respectueux du rythme.
Si vous ressentez le besoin d’éclairer ce qui se joue pour vous,
un temps d’échange est possible, sans attente ni obligation.


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